Cancer de l'endomètre

Le cancer de l'endomètre se classe en France au 4ème rang des cancers féminin. Il est dénombré environ 5000 nouveaux cas par an. Dans plus de 85 % des cas, il est diagnostiqué à un stade précoce, localisé à l'utérus, ce qui explique que le pronostic de ce type de cancer est globalement bon.

Ce cancer est souvent associé à des pathologies qui induisent une exposition trop importante aux oestrogènes : surcharge pondérale, diabète, hypertension artérielle, traitement hormonal substitutif de la ménopause, âge précoce des premières règles, âge tardif de la ménopause, absence d'enfant.

L'apparition de saignements, survenant après la ménopause, est le mode de découverte le plus fréquent. La confirmation du diagnostic est faite par une biopsie d'endomètre qui est réalisée en consultation lors d'une hystéroscopie diagnostique. Le traitement est adapté à l'extension de la lésion qui sera appréciée par des examens d'imagerie (IRM essentiellement, parfois scanner). Le traitement débute par une intervention chirurgicale qui vise à retirer la totalité de l'utérus (y compris le col), les ovaires et parfois les ganglions situés autour et au dessus de l'utérus. En fonction des données de l'analyse de la pièce opératoire au microscope, un traitement complémentaire peut être indiqué. Il s'agira le plus souvent d'une curiethérapie vaginale (radiothérapie par le vagin), plus rarement une radiothérapie externe et/ou une chimiothérapie.

 

 

Cancer de l'ovaire

 

Le cancer de l'ovaire est au 7ème rang des cancers féminins avec environ 4000 à 4500 nouveaux cas par an.

C'est un cancer longtemps silencieux, c'est à dire ne provoquant pas ou peu de symptômes. Il est donc souvent découvert fortuitement, par la réalisation d'une échographie pelvienne réalisée à titre systématique ou devant l'apparition de douleurs abdominales.

 

Le traitement du cancer de l'ovaire est avant tout chirurgical et son pronostic dépend fortement de la possibilité ou non de pratiquer l'exérèse de l'ensemble des lésions. Il s'effectue par coelioscopie ou par une incision médiane verticale et associe l'ablation de l'utérus et des ovaires, des ganglions autour et au-dessus de l'utérus, de l'appendice et du grand épiploon.

 

En fonction de l'étendue des lésions, des gestes complémentaires peuvent être réalisés : résections intestinales, ablation de la rate, ablation du péritoine... La chirurgie est systématiquement suivie d'un traitement par chimiothérapie intraveineuse qui vise à détruire les lésions microscopiques non vues lors de la chirurgie.

 

Dans certains cas, nous pouvons être amené à débuter le traitement par la chimiothérapie. Dans cette situation, une exploration de la cavité abdominale est réalisée par cœlioscopie afin de réaliser des biopsies pour confirmer le diagnostic et adapter au mieux le traitement médical. En fonction de la réponse à la chimiothérapie, un nouveau bilan est réalisé au bout de 3 mois et l'intervention est alors proposée.

 

Le cancer de l'ovaire peut être favorisé par des facteurs génétiques. C'est pour cela qu'une recherche familiale de prédisposition génétique est systématiquement proposée aux femmes âgées de moins de 70 ans.

 

 

Cancer du col utérin

 

 

Le cancer du col de l'utérus est responsable de 1600 décès par an en France. C'est un cancer qui est lié à une infection par un virus de la famille des HPV (Human Papillomavirus) qui se transmet par voie sexuelle. Il existe un dépistage par frottis cervico-vaginal qui doit être réalisé au moins une fois tous les deux ou trois ans par votre gynécologue à partir de 25 ans.

Il existe également un vaccin contre les types de virus HPV les plus fréquemment rencontré dans le cancer du col qui est proposé aux adolescentes.

 

Les symptômes les plus fréquents sont l'apparition de saignements en dehors des règles, qui peuvent survenir après un rapport sexuel. Le diagnostic est confirmé en faisant un prélèvement au niveau du col en consultation (colposcopie). Le traitement est adapté à l'extension de la lésion qui sera appréciée par des examens d'imagerie (IRM, scanner, pet scan).

 

  • En cas de tumeur localisée au col, nous proposons généralement un traitement chirurgical qui consiste en l'ablation de l'utérus (y compris le col), des ovaires et des ganglions situés autour de l'utérus. Cette chirurgie peut être précédée ou suivie d'une curiethérapie (radiothérapie vaginale).

  • En cas de tumeur plus avancée, nous proposons une association de radiothérapie et de chimiothérapie. Ce traitement est précédé d'une intervention chirurgicale par cœlioscopie qui consiste à retirer les ganglions autour et au dessus de l'utérus pour adapter au mieux l'étendue de la zone de radiothérapie.

 

Les femmes souhaitant préserver leur fertilité et remplissant des critères stricts peuvent éventuellement bénéficier d'une intervention retirant le col tout en laissant l'utérus en place (la trachélectomie).