Une grossesse extra-utérine correspond à l’implantation d’une grossesse en dehors de l’utérus, le plus souvent dans une trompe (96–99 % des cas). La prise en charge dépend de deux éléments clés : l’activité de la grossesse (évolution biologique) et la présence de symptômes. En cas de forme symptomatique ou active, une prise en charge immédiate est nécessaire, généralement médicale (méthotrexate) ou chirurgicale.
À l’inverse, pour les formes asymptomatiques et peu évolutives, une surveillance simple peut être proposée avec un contrôle à 48 h du taux de hCG : une baisse >15 % permet de poursuivre la surveillance, alors qu’une augmentation ou l’apparition de symptômes impose de changer de stratégie. Le traitement médical privilégie une injection unique de méthotrexate (moins d’effets secondaires), sans association systématique à la mifépristone. La chirurgie repose sur une salpingotomie ou une salpingectomie, choisie notamment en fonction du projet de fertilité.
Cette étude compare l’anxiété et la dépression chez des femmes ayant une endométriose à celles sans endométriose, lors d’un parcours de stimulation ovarienne (FIV/ICSI ou préservation de la fertilité). Globalement, l’anxiété est plus fréquente chez les patientes atteintes d’endométriose, sans différence statistiquement significative.
En revanche, chez les femmes en FIV/ICSI, la dépression est significativement plus fréquente en cas d’endométriose (5,5 % vs 0,8 %). Dans le groupe de préservation de fertilité, les patientes avec endométriose ont davantage recours à un suivi psychologique et à des traitements psychotropes.
Un facteur clé associé à l’anxiété et/ou à la dépression est la présence de douleurs importantes lors des rapports (dyspareunie profonde sévère). Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer un accompagnement psychologique dans la prise en charge des patientes atteintes d’endométriose, surtout en cas de douleurs sévères ou d’infertilité.
L’endométriose est une maladie chronique fréquente qui peut altérer la fertilité (30 à 50 % de risque d’infertilité) via plusieurs mécanismes : inflammation, atteinte ovarienne, troubles tubaires et de la réceptivité endométriale. Dans ce contexte, la préservation de la fertilité doit être envisagée, en particulier avant une chirurgie ovarienne qui peut diminuer la réserve ovarienne.
La technique la plus utilisée et efficace est la congélation d’ovocytes après stimulation ovarienne, dont les chances de succès dépendent surtout de l’âge et du nombre d’ovocytes obtenus. Les protocoles de stimulation sont globalement sûrs, avec un intérêt particulier pour les protocoles antagonistes avec déclenchement par agoniste de la GnRH, permettant de réduire la douleur et le risque d’hyperstimulation.
La préservation de la fertilité doit être discutée au cas par cas avec les patientes, notamment avant un geste chirurgical, même si elle n’est pas encore systématique.